La tienta aujourd’hui devait se dérouler à 11h, chez Fernando Sanchez Arjona.
Rendez-vous avait été pris pour partir de La Rad à 10h.
Quand je suis arrivée dans la salle principale, l’ambiance était calme, la grande télévision annonçait des catastrophes et je pensais immédiatement à la chanson de Stéphane Eicher « déjeuner en paix », car il serait bien temps d’apprendre que l’on faisait tous les efforts possible et imaginables pour la démarrer cette 3eme guerre mondiale !
Vers 9h30, Tomas revenait de courir. Il avait raison de s’échauffer car il allait devoir assurer toute la matinée, pour intervenir à chaque fois que nécessaire, avec efficacité, comme à son habitude.
Nous étions assis entre nous et faisions un bilan de nos impressions sur le déroulement de cette semaine. Nous convenions qu’Auguste, jeune adolescent, petit-fils de notre administratrice Marie-Reine, avait pu vivre en vase clos avec tous ces toreros, mais aussi, qu’il avait eu la chance que Tomàs Úbeda ait été très pédagogue avec lui, lui apprenant tout un tas de choses sur le toreo car Il était comme ça Tomàs. Je me souvenais, car je l’ai connu tout jeune au CFT, qu’il aimait beaucoup poser des questions, observer et aller voir les personnes qui aidaient, lors des événements taurins. Il avait aussi développé la fibre de la transmission, il était devenu professeur d’espagnol, avant de se consacrer exclusivement à la tauromachie. C’est tout naturellement qu’il avait donc pu transmettre énormément à Auguste, qui repartait sur Paris, ravi de sa semaine.
Ce matin, il faisait froid, 5°, humide, nuageux, gris, alors que les applis nous avaient indiqué tout l’inverse hier. Putain d’applis ! Je m’étais munie de tout un tas de blousons, tours de cou et gants chauffants, cela pouvait servir.
10h39. Arrivée à la finca « El Collado » après Martin de Yeltes.
Dès l’ouverture des portes de la voiture, je sentis un vent frais et humide : Emmitouflage obligatoire.
Rafi, Solal et Clovis étaient au menu du jour. De vieux souvenirs du stage CFT de 2015 me revenaient en mémoire. 11 ans après, nous y étions à nouveau, chacun ayant tracé sa route mais revenant sur les lieux de nos premières amours.
Pénétrant sur la piste de ces grandes arènes, nous sommes accueillis par un monsieur chargé du ruedo de cette finca, « el Encargado » qui immédiatement nous montre un piso parfait et il semble très fier de son œuvre. Il a raison. Vues les pluies des semaines précédentes, c’est un exploit de pouvoir à nouveau tienter.
Je me dirige vers le palco car l’éleveur a eu la riche idée de nous préparer un bon feu de cheminée. C’est une tradition dans les élevages de la région. Nous nous pressons devant l’âtre, nous allons repartir avec un parfum goût barbecue. Tant pis !
Ici, ils avaient des chênes partout et c’était facile de s’approvisionner. Néanmoins, ce bois avait la capacité de faire un feu qui dure. Cela me convenait à merveille.
Tout était en place, un petit vent glacial nous soufflait dessus, j’avais donc allumé mes gants chauffants, ce ne serait pas du luxe.
11h09 Le cheval arrive. Puis, une dizaine de personnes entrent en piste, radio chemins probablement.
Ils sont 5 pour préparer le cheval. Ça va plus vite.
11h14, Javier Sanchez Arjona, l’oncle de Fernando apparut sur la petite terrasse servant de palco, dominant la belle arène. Il avait connu certains des toreros du jour quand ils avaient 12 ans. C’était la séquence émotion.
Rendez-vous avait été pris pour partir de La Rad à 10h.
Quand je suis arrivée dans la salle principale, l’ambiance était calme, la grande télévision annonçait des catastrophes et je pensais immédiatement à la chanson de Stéphane Eicher « déjeuner en paix », car il serait bien temps d’apprendre que l’on faisait tous les efforts possible et imaginables pour la démarrer cette 3eme guerre mondiale !
Vers 9h30, Tomas revenait de courir. Il avait raison de s’échauffer car il allait devoir assurer toute la matinée, pour intervenir à chaque fois que nécessaire, avec efficacité, comme à son habitude.
Nous étions assis entre nous et faisions un bilan de nos impressions sur le déroulement de cette semaine. Nous convenions qu’Auguste, jeune adolescent, petit-fils de notre administratrice Marie-Reine, avait pu vivre en vase clos avec tous ces toreros, mais aussi, qu’il avait eu la chance que Tomàs Úbeda ait été très pédagogue avec lui, lui apprenant tout un tas de choses sur le toreo car Il était comme ça Tomàs. Je me souvenais, car je l’ai connu tout jeune au CFT, qu’il aimait beaucoup poser des questions, observer et aller voir les personnes qui aidaient, lors des événements taurins. Il avait aussi développé la fibre de la transmission, il était devenu professeur d’espagnol, avant de se consacrer exclusivement à la tauromachie. C’est tout naturellement qu’il avait donc pu transmettre énormément à Auguste, qui repartait sur Paris, ravi de sa semaine.
Ce matin, il faisait froid, 5°, humide, nuageux, gris, alors que les applis nous avaient indiqué tout l’inverse hier. Putain d’applis ! Je m’étais munie de tout un tas de blousons, tours de cou et gants chauffants, cela pouvait servir.
10h39. Arrivée à la finca « El Collado » après Martin de Yeltes.
Dès l’ouverture des portes de la voiture, je sentis un vent frais et humide : Emmitouflage obligatoire.
Rafi, Solal et Clovis étaient au menu du jour. De vieux souvenirs du stage CFT de 2015 me revenaient en mémoire. 11 ans après, nous y étions à nouveau, chacun ayant tracé sa route mais revenant sur les lieux de nos premières amours.
Pénétrant sur la piste de ces grandes arènes, nous sommes accueillis par un monsieur chargé du ruedo de cette finca, « el Encargado » qui immédiatement nous montre un piso parfait et il semble très fier de son œuvre. Il a raison. Vues les pluies des semaines précédentes, c’est un exploit de pouvoir à nouveau tienter.
Je me dirige vers le palco car l’éleveur a eu la riche idée de nous préparer un bon feu de cheminée. C’est une tradition dans les élevages de la région. Nous nous pressons devant l’âtre, nous allons repartir avec un parfum goût barbecue. Tant pis !
Ici, ils avaient des chênes partout et c’était facile de s’approvisionner. Néanmoins, ce bois avait la capacité de faire un feu qui dure. Cela me convenait à merveille.
Tout était en place, un petit vent glacial nous soufflait dessus, j’avais donc allumé mes gants chauffants, ce ne serait pas du luxe.
11h09 Le cheval arrive. Puis, une dizaine de personnes entrent en piste, radio chemins probablement.
Ils sont 5 pour préparer le cheval. Ça va plus vite.
11h14, Javier Sanchez Arjona, l’oncle de Fernando apparut sur la petite terrasse servant de palco, dominant la belle arène. Il avait connu certains des toreros du jour quand ils avaient 12 ans. C’était la séquence émotion.
11h18 1ère vache, noire tachetée de blanc.
Rafi.
Il lui laisse un peu d’air.
Elle est brave, elle pousse.
Tomàs.
Rencontre forte, pique sérieuse.
Clovis.
Autre rencontre.
« Torearla »
11h23. Rafi à la muleta.
Javier commente : « Il lui exige beaucoup pour démarrer ! ».
La vache est noble, il torée bien.
Un peu d’air.
Nous sommes déjà 15 personnes dans le palco. C’est très silencieux.
Ce palco est orné de trois arcades, avec des bancs pour les spectateurs. Le ganadero, lui, s’est placé dans un burladero, au soleil. Quelle riche idée !
Clément et Nino se sont installés sur le banc central pour regarder leurs compagnons. Nino filme Rafi. C’est toujours très intéressant de regarder les compadres.
A ce moment-là, me vint l’image des deux papis du Muppet Show, programme que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre, qui ne pouvaient s’empêcher de commenter le spectacle qu’ils avaient vu. Mais, pour nos jeunes toreros, ce n’était pas le cas, ils étaient juste très attentifs à ce qui se passait en bas.
La vache, elle, est très concentrée sur le leurre.
Puis, quelques « ¡ bien ! » s’échappent dans l’assistance.
Vache noble, qui fait l’avion.
Bourrasque qui gêne, À gauche, elle passe moins bien.
11h36 Le ganadero propose à Nino ou Clément d’y aller : « non, non. »
Elle en prend encore. Bouche fermée.
11h39. Puerta.
« L’encargado » sort alors l’inévitable sachet de pienso accroché à un bâton, pour inciter la vache à sortir. C’est l’outil classique de tout ganadero qui se respecte !
Durant la pause, Clément et Javier se remémorent un excellent toro resté dans les mémoires.
Javier me montre les photos de la finca du 10 février. Il me dit : « ce n’était pas croyable, ici c’était l’Amazone ! »
Solal porte un pull en laine rose et à nouveau me revient le souvenir de le voir chez Carlos Criado, dans la même couleur de tenue, 10 ans auparavant.
11h44. 2ème vache. Rousse. Camouflage avec le sable.
Solal la mène avec douceur à la cape.
1ère rencontre, forte, elle ne fait pas semblant.
Clovis.
2ème aussi, mais elle est moins brave que la première vache.
Rafi.
Solal.
« A torear ».
11h50. Muleta
Laisse de l’air.
La vache vient de loin,
« Que no se vaya » dit « l’encargado »
Solal fait de longues séries à droite.
Et à gauche. Itou.
Changement de Muleta.
Il torée en douceur. C’est son style.
Devant, derrière, en rond, il lui fait de tout, elle prend tout. Noble vache.
12h05 banderilles pour Solal, Nino descendu en piste pour l’occasion.
Pendant ce temps, nous bougeons beaucoup dans ce palco, à cause du froid qui nous saisit et allons régulièrement et à tour de rôle nous chauffer dans la cheminée. Oui, dans la cheminée, car devant, ce n’est pas suffisant !!!
Nous échangeons avec Clément sur les banderilles, la sélection des toros qui priorise désormais la muleta et beaucoup moins la suerte de picar, sur le répertoire des quites…
12h12 fin de la vache.
12h14 : 3ème vache. Noire, jolie. Pour Clovis.
Rafi , Solal et Tomàs à la brega.
Bonnes passes de cape.
1ère rencontre pas concluante.
Rafi.
2ème non plus.
Solal
3ème non plus puis la vache revient d’elle-même au cheval.
Clovis.
4ème très concluante, elle ne veut plus se décoller du cheval.
12h21 : Clovis à la muleta.
Débute par des fentes.
Bonne série, la vache suit le leurre.
« Clovis, fais une série plus longue ! » lui crie le maestro Le Sur.
À gauche.
Grande vache, Clovis aussi
Muleta déchirée, conseils du maestro Le Sur depuis le burladero.
Elle prend tout, il lui fait de tout. Elle est noble.
12h34 simulacre de mort.
Quel entraînement !
Tomas pour la puerta.
12h35 fin de la vache.
Débriefing en piste.
Pendant ce temps, le chargé de piste repasse une grille, tirée par un 4x4. C’est un passionné. Il réalise des 8 avec son véhicule, il est extrêmement adroit pour rebâtir le ruedo comme neuf. C’est superbe.
Certains participants accourent pour venir se chauffer les mains devant la cheminée.
Une voisine française de l’élevage, venue assister à la tienta, échange avec un couple de locaux sur les Saintes Maries de la Mer, puis, ils parlent de Perpignan, de la Junquera, frontière entre nos deux pays. À cette seule évocation, l’homme raconte une histoire très drôle disant que, sous Franco, les espagnols se ruaient à Perpignan, pour aller aux cinémas pornos !
12h43.4ème vache. Noire.
Arrivée du picador Victor « El Legionario », qui vient jeter un œil.
La vache veut en découdre avec le cheval, d’entrée.
Rafi
Elle est bronca dans la cape de Rafi. Apparition du soleil. ¡ Por fin !
1ère rencontre, elle est pas commode, la belle.
Solal pour la replacer.
Dérapage des pattes arrière tellement elle tape au cheval.
Autre rencontre forte
Rafi pour un quite. Il a raison, il faut profiter de l’entraînement pour essayer et répéter des choses.
12h51, Muleta pour Rafi.
Début en fentes, très efficaces.
Vache tellement noble qu’elle plante ses cornes dans le sable.
Il fait un froid de gueux, j’ai juste les yeux dehors, mêmes les gants chauffants sont justes !
Il torée bien, la vache lui permet.
Très bien.
« Soleil, ne t’en va pas, soleil ! » Michel Fugain est de retour.
Ça devient très intéressant car on entre dans le « free toreo », très relâché.
Fin de la batterie du 1er gant chauffant. Je sens tout de suite la différence !
Le ganadero Fernando est un garçon jovial, souriant et fort sympathique.
Il complimente Rafi. Il se régale.
13h07. Puerta.
Mouvement d’ensemble de l’assemblée vers la cheminée.
Souvenir d’une séquence du film italien « Miracle à Milan » de Vittorio de Sica, de 1951, où tous les clochards d’un bidonville, se regroupent, chacun cherchant à atteindre le centre du groupe pour avoir un peu plus chaud et où tout le groupe se déplace au gré des mouvements du soleil.
13h10 5ème vache. Noire, ventrou blanc.
Solal. Avec le soleil !
Elle s’engouffre dans le cheval comme sa copine précédente.
Très brave.
Clovis.
Vache plus difficile à fixer.
Rencontre concluante.
Rafi.
Même bravoure.
Solal.
Lui aussi essaie des quites.
Depuis que le soleil est réapparu, le campo a une tout autre allure.
13h19 : Solal à la muleta
À genoux, fentes, etc…
Vache - igual de nobleza.
Solal classique, comme quand il était à Sanlúcar, il y a bien longtemps !
Quant à moi, pour tenter de me réchauffer, je fais les 100 pas, mais en avant et en arrière, pour ne rien perdre du spectacle.
13h31 Fin 2ème gant chauffant !
Vache très noble.
Fin par statuaires, simulacre.
« Muchas gracias ganadero ». 13h35
Puerta - sachet de pienso au bout d’une branche pour faire entrer la vache…
13h39, enfin elle sort.
Petite pause. Cheminée.
Soleil avec de jolis nuages gris et blanc.
13h43. 6ème et dernière vache du stage 2026. Roussette.
Pour Clovis.
Tous les toreros du jour sont très attentifs. Elle fait plusieurs tours, puis Clovis la fixe au milieu.
Cheval, rencontre longue, pique, elle reste.
Rafi.
2ème embrassade,
Déjà bouche ouverte
Puis, elle commence à humer le sable et rien n’y fait, le picador hurle toutes ses onomatopées bien connues, elle se décide enfin, pique.
13h49 Clovis à la muleta.
À genoux.
Bonnes attitudes. La vache suit l’étoffe elle est noble.
« N’ouvre pas le poignet, mais l’épaule ! » lui dit le maestro Le Sur.
« ¡ Eso ! ».
« ¡ Bien, bravo ! »
À gauche. Aussi, ça passe très bien.
« Arrondis ton pécho. »
Cette vache répond à toutes les passes. Des 2 côtés.
Quel entraînement pour lui qui va toréer à Valencia, dans juste une semaine.
Passes très relâché, très belles.
Simulacre.
Banderilles des minots toreros !
Rouste de Rafi, il y retourne de suite, paire ok
Solal tente un raset, mais la vache ne le lâche pas, « cours Solal, cours ! ». Paire ok.
Clovis banderilles. Bien.
Tomàs, bien,
Puerta 14h10. Fin de l’entraînement CFT 2026. Bravo.
Rafi.
Il lui laisse un peu d’air.
Elle est brave, elle pousse.
Tomàs.
Rencontre forte, pique sérieuse.
Clovis.
Autre rencontre.
« Torearla »
11h23. Rafi à la muleta.
Javier commente : « Il lui exige beaucoup pour démarrer ! ».
La vache est noble, il torée bien.
Un peu d’air.
Nous sommes déjà 15 personnes dans le palco. C’est très silencieux.
Ce palco est orné de trois arcades, avec des bancs pour les spectateurs. Le ganadero, lui, s’est placé dans un burladero, au soleil. Quelle riche idée !
Clément et Nino se sont installés sur le banc central pour regarder leurs compagnons. Nino filme Rafi. C’est toujours très intéressant de regarder les compadres.
A ce moment-là, me vint l’image des deux papis du Muppet Show, programme que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre, qui ne pouvaient s’empêcher de commenter le spectacle qu’ils avaient vu. Mais, pour nos jeunes toreros, ce n’était pas le cas, ils étaient juste très attentifs à ce qui se passait en bas.
La vache, elle, est très concentrée sur le leurre.
Puis, quelques « ¡ bien ! » s’échappent dans l’assistance.
Vache noble, qui fait l’avion.
Bourrasque qui gêne, À gauche, elle passe moins bien.
11h36 Le ganadero propose à Nino ou Clément d’y aller : « non, non. »
Elle en prend encore. Bouche fermée.
11h39. Puerta.
« L’encargado » sort alors l’inévitable sachet de pienso accroché à un bâton, pour inciter la vache à sortir. C’est l’outil classique de tout ganadero qui se respecte !
Durant la pause, Clément et Javier se remémorent un excellent toro resté dans les mémoires.
Javier me montre les photos de la finca du 10 février. Il me dit : « ce n’était pas croyable, ici c’était l’Amazone ! »
Solal porte un pull en laine rose et à nouveau me revient le souvenir de le voir chez Carlos Criado, dans la même couleur de tenue, 10 ans auparavant.
11h44. 2ème vache. Rousse. Camouflage avec le sable.
Solal la mène avec douceur à la cape.
1ère rencontre, forte, elle ne fait pas semblant.
Clovis.
2ème aussi, mais elle est moins brave que la première vache.
Rafi.
Solal.
« A torear ».
11h50. Muleta
Laisse de l’air.
La vache vient de loin,
« Que no se vaya » dit « l’encargado »
Solal fait de longues séries à droite.
Et à gauche. Itou.
Changement de Muleta.
Il torée en douceur. C’est son style.
Devant, derrière, en rond, il lui fait de tout, elle prend tout. Noble vache.
12h05 banderilles pour Solal, Nino descendu en piste pour l’occasion.
Pendant ce temps, nous bougeons beaucoup dans ce palco, à cause du froid qui nous saisit et allons régulièrement et à tour de rôle nous chauffer dans la cheminée. Oui, dans la cheminée, car devant, ce n’est pas suffisant !!!
Nous échangeons avec Clément sur les banderilles, la sélection des toros qui priorise désormais la muleta et beaucoup moins la suerte de picar, sur le répertoire des quites…
12h12 fin de la vache.
12h14 : 3ème vache. Noire, jolie. Pour Clovis.
Rafi , Solal et Tomàs à la brega.
Bonnes passes de cape.
1ère rencontre pas concluante.
Rafi.
2ème non plus.
Solal
3ème non plus puis la vache revient d’elle-même au cheval.
Clovis.
4ème très concluante, elle ne veut plus se décoller du cheval.
12h21 : Clovis à la muleta.
Débute par des fentes.
Bonne série, la vache suit le leurre.
« Clovis, fais une série plus longue ! » lui crie le maestro Le Sur.
À gauche.
Grande vache, Clovis aussi
Muleta déchirée, conseils du maestro Le Sur depuis le burladero.
Elle prend tout, il lui fait de tout. Elle est noble.
12h34 simulacre de mort.
Quel entraînement !
Tomas pour la puerta.
12h35 fin de la vache.
Débriefing en piste.
Pendant ce temps, le chargé de piste repasse une grille, tirée par un 4x4. C’est un passionné. Il réalise des 8 avec son véhicule, il est extrêmement adroit pour rebâtir le ruedo comme neuf. C’est superbe.
Certains participants accourent pour venir se chauffer les mains devant la cheminée.
Une voisine française de l’élevage, venue assister à la tienta, échange avec un couple de locaux sur les Saintes Maries de la Mer, puis, ils parlent de Perpignan, de la Junquera, frontière entre nos deux pays. À cette seule évocation, l’homme raconte une histoire très drôle disant que, sous Franco, les espagnols se ruaient à Perpignan, pour aller aux cinémas pornos !
12h43.4ème vache. Noire.
Arrivée du picador Victor « El Legionario », qui vient jeter un œil.
La vache veut en découdre avec le cheval, d’entrée.
Rafi
Elle est bronca dans la cape de Rafi. Apparition du soleil. ¡ Por fin !
1ère rencontre, elle est pas commode, la belle.
Solal pour la replacer.
Dérapage des pattes arrière tellement elle tape au cheval.
Autre rencontre forte
Rafi pour un quite. Il a raison, il faut profiter de l’entraînement pour essayer et répéter des choses.
12h51, Muleta pour Rafi.
Début en fentes, très efficaces.
Vache tellement noble qu’elle plante ses cornes dans le sable.
Il fait un froid de gueux, j’ai juste les yeux dehors, mêmes les gants chauffants sont justes !
Il torée bien, la vache lui permet.
Très bien.
« Soleil, ne t’en va pas, soleil ! » Michel Fugain est de retour.
Ça devient très intéressant car on entre dans le « free toreo », très relâché.
Fin de la batterie du 1er gant chauffant. Je sens tout de suite la différence !
Le ganadero Fernando est un garçon jovial, souriant et fort sympathique.
Il complimente Rafi. Il se régale.
13h07. Puerta.
Mouvement d’ensemble de l’assemblée vers la cheminée.
Souvenir d’une séquence du film italien « Miracle à Milan » de Vittorio de Sica, de 1951, où tous les clochards d’un bidonville, se regroupent, chacun cherchant à atteindre le centre du groupe pour avoir un peu plus chaud et où tout le groupe se déplace au gré des mouvements du soleil.
13h10 5ème vache. Noire, ventrou blanc.
Solal. Avec le soleil !
Elle s’engouffre dans le cheval comme sa copine précédente.
Très brave.
Clovis.
Vache plus difficile à fixer.
Rencontre concluante.
Rafi.
Même bravoure.
Solal.
Lui aussi essaie des quites.
Depuis que le soleil est réapparu, le campo a une tout autre allure.
13h19 : Solal à la muleta
À genoux, fentes, etc…
Vache - igual de nobleza.
Solal classique, comme quand il était à Sanlúcar, il y a bien longtemps !
Quant à moi, pour tenter de me réchauffer, je fais les 100 pas, mais en avant et en arrière, pour ne rien perdre du spectacle.
13h31 Fin 2ème gant chauffant !
Vache très noble.
Fin par statuaires, simulacre.
« Muchas gracias ganadero ». 13h35
Puerta - sachet de pienso au bout d’une branche pour faire entrer la vache…
13h39, enfin elle sort.
Petite pause. Cheminée.
Soleil avec de jolis nuages gris et blanc.
13h43. 6ème et dernière vache du stage 2026. Roussette.
Pour Clovis.
Tous les toreros du jour sont très attentifs. Elle fait plusieurs tours, puis Clovis la fixe au milieu.
Cheval, rencontre longue, pique, elle reste.
Rafi.
2ème embrassade,
Déjà bouche ouverte
Puis, elle commence à humer le sable et rien n’y fait, le picador hurle toutes ses onomatopées bien connues, elle se décide enfin, pique.
13h49 Clovis à la muleta.
À genoux.
Bonnes attitudes. La vache suit l’étoffe elle est noble.
« N’ouvre pas le poignet, mais l’épaule ! » lui dit le maestro Le Sur.
« ¡ Eso ! ».
« ¡ Bien, bravo ! »
À gauche. Aussi, ça passe très bien.
« Arrondis ton pécho. »
Cette vache répond à toutes les passes. Des 2 côtés.
Quel entraînement pour lui qui va toréer à Valencia, dans juste une semaine.
Passes très relâché, très belles.
Simulacre.
Banderilles des minots toreros !
Rouste de Rafi, il y retourne de suite, paire ok
Solal tente un raset, mais la vache ne le lâche pas, « cours Solal, cours ! ». Paire ok.
Clovis banderilles. Bien.
Tomàs, bien,
Puerta 14h10. Fin de l’entraînement CFT 2026. Bravo.
Fernando Sanchez Arjona nous dit qu’il nous attend chez lui, avec un pica-pica pour tous les participants. C’est une tradition qui se perd tellement de nos jours. C’est très classe.
Le temps d’échanger nos coordonnées, de nous délecter d’une excellente tortilla de patatas, nous repartons, laissant là cette joyeuse équipe, qui voudrait nous garder pour une paëlla ! Un véritable seigneur.
Juan part directement vers son Andalousie chérie, rejoindre sa jolie famille qu’il avait laissée durant ce stage.
Solal se souvient avec Javier Sanchez Arjona qu’il a tué son premier novillo chez lui.
Avant de repartir dans son sud-ouest d’adoption, il tiente demain matin Chez Daré… Vida de toreros.
Nous rejoignons notre Rad pour un déjeuner, à l’heure du gouter. Nous ne voudrions, pour rien au monde, rater Israël Guirao, qui est au paseo à 17h, à Valdemorillo, pour le Certàmen Km 0.
D’ailleurs, nous faisons bien, car, en direct sur One Toro, à 17h45, nous entendons Israël dédier son novillo au maestro Le Sur, le remerciant de cette semaine de stage, passée à Salamanca. Les larmes coulent d’émotion et les applaudissements se font intenses, dans la salle du bar de La Rad, car nous assistons à un véritable récital de passes coulées comme dans du miel, il coupe 2 fortes oreilles !
Il toréera demain à nouveau après avoir été sélectionné.
¡ Suerte Toreros !
Preuve en est que le stage du CFT, ça sert bien à quelque chose du coup !
Le temps d’échanger nos coordonnées, de nous délecter d’une excellente tortilla de patatas, nous repartons, laissant là cette joyeuse équipe, qui voudrait nous garder pour une paëlla ! Un véritable seigneur.
Juan part directement vers son Andalousie chérie, rejoindre sa jolie famille qu’il avait laissée durant ce stage.
Solal se souvient avec Javier Sanchez Arjona qu’il a tué son premier novillo chez lui.
Avant de repartir dans son sud-ouest d’adoption, il tiente demain matin Chez Daré… Vida de toreros.
Nous rejoignons notre Rad pour un déjeuner, à l’heure du gouter. Nous ne voudrions, pour rien au monde, rater Israël Guirao, qui est au paseo à 17h, à Valdemorillo, pour le Certàmen Km 0.
D’ailleurs, nous faisons bien, car, en direct sur One Toro, à 17h45, nous entendons Israël dédier son novillo au maestro Le Sur, le remerciant de cette semaine de stage, passée à Salamanca. Les larmes coulent d’émotion et les applaudissements se font intenses, dans la salle du bar de La Rad, car nous assistons à un véritable récital de passes coulées comme dans du miel, il coupe 2 fortes oreilles !
Il toréera demain à nouveau après avoir été sélectionné.
¡ Suerte Toreros !
Preuve en est que le stage du CFT, ça sert bien à quelque chose du coup !
Qui sommes-nous ?











































































































































